Paris, 11 février, manif historique : 4 000 personnes dans le froid contre la corrida !  !

rassemblement Trocadéro

Samedi 11 février 2012 A 15 h à Paris devant l’Assemblée Nationale Animaux en péril (Belgique), le CRAC Europe, Comité Radicalement Anti Corrida pour la protection de l’enfance, Droits des animaux et le collectif Non à la honte française !, représentant 188 associations et un potentiel de 500 000 électeurs, ont organisé samedi 11 février 2012 une manifestation républicaine historique contre une barbarie indigne de notre vingt et unième siècle : la barbarie des arènes. Nos revendications étaient les suivantes : le retrait de l’inscription de la corrida du PCI, patrimoine culturel immatériel français, que justice soit rendue aux anticorrida lynchés à Rodilhan le 8 octobre 2011, que figure l’abolition de la corrida dans le programme des candidats à la présidentielle. Au plus fort de cette manifestation, et ce, dans un froid extrême, notre cortège s’étalait sur plus de 500 mètres, totalisant près de 4 000 personnes, de tous horizons. Malgré un long parcours — 6 kilomètres —, 2 000 d’entre elles ont rejoint le Trocadéro, afin d’écouter les intervenants qui s’exprimaient devant le très fort montage vidéo de Jérôme Lescure (CRAC Europe – Minotaure Films), qui montrait le massacre des 95 militants anticorrida pacifiques lynchés dans les arènes du village de Rodilhan (Gard) par une horde de barbares. Jean-Marc Governatori, candidat à l’élection présidentielle pour l’AEI, Alliance écologiste indépendante, a pris la parole pour soutenir l’abolition définitive de la corrida en France. En chemin, le cortège s’était arrêté rue de Ségur, devant le QG de campagne de François Hollande. Une délégation, représentée par Hélène Vaquier, présidente du CRAC Europe, et Jean-Pierre Garrigues, vice-président, a été reçue par un représentant du candidat socialiste à la présidentielle. Nous lui avons signifié que François Hollande figurait sur notre liste noire et que tout, tout comme Nicolas Sarkozy, nous appellerions à voter contre lui, son entourage étant gangrené par des amateurs de torture tauromachique tels que : Manuel Valls, Pierre Moscovici, Jean-Christophe Cambadélis, Henri Emmanuelli… Au premier tour de la présidentielle, nous appellerons à voter pour les candidats abolitionnistes : Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, Jean-Marc Governatori, Corinne Lepage.

Septembre 2011 : Le CRAC Europe et Droits des Animaux devant le Tribunal administratif contre l’État français  !

  • Le contexte - Une décision opaque... En janvier 2011, en toute discrétion, Frédéric Mitterrand entérine l’inscription de la corrida au patrimoine culturel immatériel français*. L’annonce de ce classement est faite par André Viard, un chroniqueur taurin, le 22 avril 2011, à la veille de la feria d’Arles. Aussitôt, plus de 50 députés des différents partis politiques se sont élevés contre cette inscription inique, faite « en catimini » selon les termes de Muriel Marland-Militello (UMP), dépositaire de deux propositions de loi pour l’abolition de la corrida. Une douzaine de parlementaires, à l’Assemblée nationale comme au Sénat, ont déposé une question écrite au ministre dès le mois de mai. ... y compris pour Frédéric Mitterrand, ministre de la culture responsable du classement litigieux Le 6 septembre, Frédéric Mitterrand répond par un texte qui ne satisfait pas les associations de protection animale (publié au JO le 06/09/2011, page 9572). Il y reconnaît cependant que la commission à l’origine du classement n’a pas fonctionné correctement. Un décret ministériel va modifier et le mode de fonctionnement, et la composition de la commission, totalement noyautée par les aficionados. Le ministre reconnaît donc des dysfonctionnements. Pour autant, il refuse de revenir sur l’inscription. Pourquoi ?
  • L’action judiciaire - Recours des associations devant le Tribunal administratif Dès le début du mois de mai, le CRAC Europe pour la protection de l’enfance a procédé à un recours gracieux auprès du ministre pour lui demander d’annuler cette inscription qui fait de la France la honte de l’Europe. Aucune réponse de sa part. Par conséquent, les associations CRAC Europe et Droits des Animaux, en fin de semaine dernière, ont déposé par l’intermédiaire de leur avocat, Maître Éric Verriele, un recours devant le Tribunal administratif en vue de faire procéder à l’annulation de l’acte administratif classant la corrida au patrimoine immatériel de la France.
Un détournement de pouvoir De nombreux points de droit ont été soulevés, notamment le détournement de pouvoir, cet acte ayant été opéré par Philippe Belaval, directeur général du patrimoine au ministère de la Culture et de la Communication, mais aussi aficionados notoire, impliqué dans plusieurs associations de promotion de la corrida. Les associations dénoncent le conflit d’intérêt et appellent à l’annulation de ce classement, qui constitue une première étape vers un classement au patrimoine mondial, contrairement à ce que prétend le ministre. Elles se disent prêtes à plaider leur cause jusqu’à la Cour Européenne des Droits de l’Homme. * La fiche de l’inventaire, disponible sur le site du ministère de la culture, est vite retirée face au scandale. Nous avons pu la télécharger avant sa disparition : fiche inventaire

Paris, 28 mai : 1 200 personnes réunies pour dénoncer la corrida au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de la France  !

photo manif

La manifestation du 28 mai 2011 à Paris a été un grand succès : 1200 personnes réunies dont 1000 tenant le panneau réalisé pour l’occasion « 2012 : les taureaux voteront ! » Un immense merci à toutes et à tous, les particuliers et les 160 associations membres du collectif « Non à la honte française ! ». C’est tous ensemble que nous allons y arriver et les associations qui n’ont pas encore rejoint le collectif peuvent encore le faire. Vous pouvez solliciter vos associations en ce sens. N’oublions surtout pas que les associations existent uniquement grâce à leurs membres qui souhaitent toutes et tous l’Union ! Au cours de cette manifestation, de nombreuses personnalités se sont relayées à la tribune, sous un écran géant de 11 m2 loué par le CRAC Europe. On peut citer notamment les députés Muriel Marland-Militello (UMP), Gérard Bapt (PS), Yves Cochet (EELV), le sénateur Roland Povinelli (PS), Julien Bayou, directeur de campagne d’Éva Joly (EELV), Jean-Marc Governatori (AEI) et la chanteuse Stone. Mylène Demongeot était également présente. Par ailleurs, une délégation de cinq représentants — Muriel Marland-Militello, Roland Povinelli et J.-P. Garrigues pour la France, Marta Esteban, de la plate-forme ¡La tortura nos es cultura ! pour l’Espagne, et Marius Kolff, directeur du CAS International, Comité anticorrida, pour les Pays-Bas — du collectif Non à la honte française !, initié par le CRAC Europe, et qui regroupe, pour la première fois dans la lutte anticorrrida, 160 associations, françaises et étrangères, a été reçue pendant plus d’une heure au ministère de la Culture par trois conseillers de Frédéric Mitterrand. Et c’est nous qui avons arrêté la discussion dans la mesure où le sénateur Povinelli devait ensuite participer à une réunion du PS. Il avait bien l’intention d’attaquer frontalement les députés aficionados et Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’assemblée nationale qui bloque entre 50 et 100 signatures de députés PS. Il est temps que les verrous sautent ! Lors de nos entretiens au ministère, le sénateur Povinelli et la députée Marland-Militello ont été très fermes. Les technocrates du ministère ne s’attendaient certainement pas à cela ! Les conseillers du ministre ont reconnu d’une part que notre action citoyenne désorganisait leur service, et que, d’autre part, les conditions de cette inscription étaient très discutables, car sans aucune transparence ni aucune démocratie. Un décret ministériel est d’ailleurs en préparation pour changer les règles d’inscription au patrimoine culturel immatériel de la France. Nous sommes à la croisée des chemins. Les citoyens des différents pays tauromachiques s’indignent et se mobilisent de plus en plus pour demander à leurs élus d’abolir cette pratique barbare. Sentant le danger, les responsables du mundillo utilisent tous leurs relais pour tenter de protéger la torture publique d’un herbivore. L’abolition de la corrida va dans le sens de l’histoire. Elle a été votée en juillet 2010 par le parlement catalan espagnol. Son classement au patrimoine français est une indignité. Dans les semaines qui viennent, M. Mitterrand devra entendre la voix de plus en plus forte de l’immense majorité des français qui souhaite l’annulation de cette décision anachronique qui fait de nous la honte de l’Europe. Dans ce contexte, et suite à la manifestation de samedi, nous avons reçu de très nombreux soutiens du monde de la Culture. Nous disposons depuis hier d’un exemplaire de l’annuaire interne de tous les personnels et responsables du ministère. Nous vous proposons d’intensifier nos actions qui sont déjà efficaces en contribuant par nos protestations (mails, téléphone, Fax et courriers postaux) à « désorganiser » l’ensemble des services du ministère. Nous préparons une sélection « choisie » de coordonnées de responsables que nous allons vous communiquer au plus vite. A ce stade, il n’y a plus aucune raison que nous obéissions aux demandes du ministère de la Culture en appelant un seul numéro dédié pour recevoir nos appels. A bientôt pour la suite. Nous devons et nous pouvons obtenir gain de cause. Le ministère joue l’enlisement et espère une démobilisation avec le temps. Prouvons lui le contraire !

Visionnez le montage de Jérôme Lescure projeté samedi 28 mai durant toute la durée de la manifestation sur un écran géant de plus de 10 m2 :


Montage pour la manif anti-corrida du 28 mai 2011 par jeromelescure

Non à l’inscription de la corrida sur la liste des biens immatériels du patrimoine français !

Photo corrida Pétition : déjà 21614 signatures !

Depuis vendredi 22 avril 2011, les 66 à 75 % (selon les sondages) de citoyens français souhaitant l’abolition de la barbarie des arènes vivent un véritable cauchemar. La corrida a été inscrite au mois de janvier dernier, en catimini, sur la liste des biens immatériels du patrimoine culturel français ! Le ministère de la Culture ne s’en est pas vanté. Aucune communication sur le sujet : le dossier très difficile à trouver sur le site du ministère a mystérieusement disparu mais nous en avons fait une copie ! C’est un chroniqueur taurin, ancien torero, ancien « artiste » peignant avec le sang des taureaux massacrés qui a fait l'annonce aux agences de presse. André Viard est-il devenu le porte-parole du ministère de la Culture ? Comme le précise Muriel Marland-Militello, députée des Alpes-Maritimes, à l’origine, avec Geneviève Gaillard, députée des Deux-Sèvres, de la dernière proposition de loi pour l’abolition des corridas en juillet 2010, cette décision est d’une part anachronique, et c’est, d’autre part, un déni de démocratie. Anachronisme. En Catalogne espagnole, la corrida a été abolie en juillet 2010, cette décision sera effective au 1er janvier prochain ; en Équateur, le président Correa organise en mai 2011 un référendum pour abolir les actes cruels sur animaux en public ; au Mexique, des députés militent également pour l’abolition ; en France, le sénateur-maire de Fréjus vient de supprimer les corridas dans sa ville, car « les mœurs évoluent ». Toujours en France, 75 députés ont signé la proposition de loi abolitionniste, et 90 députés au total se sont déclarés pour l’abolition. Déni de démocratie. Comment une telle décision a-t-elle pu être prise sans aucun débat, aucune concertation ? Plus de 80 députés UMP travaillent pour l’abolition, et le gouvernement protège la torture tauromachique ? Quelle est cette trahison ? Ce site regroupe un collectif de 49 associations au moment de sa mise en ligne. Toutes les associations de protection animale sont les bienvenues. Il suffit d’envoyer un mail demandant l’intégration au collectif, accompagné de l’adresse du site de l’association, de son logo et de son mail de contact. Nous pouvons agir pour faire annuler cette décision inique, en :
  • signant la pétition en ligne sur ce site ;
  • envoyant des mails, courriers postaux, fax, et en téléphonant aux responsables de cette situation (voir la rubrique action).
NOUS AVONS LE POUVOIR DE FAIRE CHANGER LES CHOSES. AGISSONS TOUTES ET TOUS ENSEMBLE !

Place du Palais Royal, 75001 Paris samedi 28 mai à 15 heures Plan intéractif pour se rendre au Ministère de la Culture

Le collectif Non à la honte française !